Le lâcher prise

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Le lâcher prise

Par Emilie Delbé — La chambre des déclics

J’ai dû lâcher prise malgré moi...

J’écris cet article le 19 juillet 2026, à 15 h 26 à Nice, pendant des vacances pas réellement programmées...

Je vous donne du contexte. Le 18 juin 2026, mon chat Billy a disparu dans la nature. C’est à partir de ce jour que j’ai mis ma vie pro en stand-by et notamment l’avancée de ce blog.

J’avais déjà pris beaucoup de retard... Car en tant que bon Taureau (eh oui, je suis du 13 mai) qui se respecte, je ne suis jamais satisfaite de mon travail...

Pendant que j’accumulais déjà beaucoup de retard à cause de mon perfectionnisme et de ma traditionnelle insatisfaction, je me vois stopper net mon travail pour partir à la recherche de Billy.

Les 15 premiers jours, j’étais pleine d’ambition. Tous les jours, je partais à sa recherche aux alentours de chez moi. Je vois des annonces de chats malheureusement décédés... À chaque fois, je me rends sur place pour vérifier que ce n’est pas lui... Mais chaque jour qui passe est une déception de plus. Pas de piste, pas de trace, rien...

Jusqu’à un dimanche après-midi, en pleine balade en forêt, je me mets à pleurer devant mon fils avec cette phrase : « J’ai l’impression qu’on ne le retrouvera jamais. » Il me prend dans ses petits bras en me disant : « Mais maman, on va tout faire pour le retrouver », avant d’éclater en sanglots peu de temps après.

Je suis épuisée, je suis en alerte H24. Je ne dors quasiment pas, 4 à 5 h par nuit. Tout tourne autour du fait que je veux le retrouver et que je n’y arrive pas. Sauf que mon fils m’envoie malgré lui un signal d’alerte.

Je dois lâcher prise. Je fais mon maximum pour retrouver Billy et je dois cesser de me poser toutes ces questions en boucle :

Pourquoi je n’ai pas acheté le collier GPS plus tôt ? (J’en cherchais un de qualité et fiable.) Est-ce qu’il m’en veut de ne pas le trouver ? Pourquoi il est parti ailleurs ou plus loin que d’habitude ? Billy est habitué à sortir et rentrer plusieurs fois par jour, et ça depuis 4 ans.

Imagine, tu l’appelles, il t’entend, mais tu ne patientes pas assez longtemps et quand il arrive, tu es déjà partie...

Bref, notre cerveau et notre mental sont très forts pour qu’on se remette sans cesse en question, mais aussi pour se rabaisser...

Viennent alors les grandes vacances. Cela fait deux ans que je pars en vacances à Nice car j’ai de la famille sur place, mais là, c’était la guerre encore une fois dans mon esprit.

« Est-ce que je pars ou pas ? Imagine, Billy retrouve son chemin, il rentre et ne voit personne à la maison... »

Je dois batailler encore avec moi-même, pas le choix. Je décide donc de faire une communication animale.

Je vois déjà les personnes sceptiques arriver... lol. J’ai l’esprit suffisamment ouvert pour me diriger vers ce genre de pratique et j’en parlerai dans d’autres articles 😜.

À la suite de cette communication, je décide de partir en vacances quand même et de lâcher le mental qui me retenait en Normandie.

Tout ça pour te dire que dans la vie, tu ne peux pas tout maîtriser et encore moins tout contrôler. Tu ne peux pas rester bloquée dans une situation que tu n’as pas provoquée.

Je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire, mais tu peux progressivement y arriver.

Je ne dis pas que mes vacances étaient de tout repos, avec mon mental qui flanchait parfois en voyant des chats ou des posts Facebook, mais je ne pouvais pas priver ma famille de vacances parce que je vivais sur des suppositions.

Donc aujourd’hui, mon conseil, ça sera de ne pas imaginer, de ne pas anticiper ce qui n’existe pas et de ne pas supposer.

Attention, ça vaut pour les discussions, les situations, les émotions te concernant ou concernant même ton entourage.

Pourquoi ? Car la supposition entraîne souvent de l’inconfort, des non-dits et parfois même des émotions hyper négatives alors que tu projettes de l’imaginaire.

Donc ce que je te propose de faire, c’est de te remémorer une situation ou une discussion où tu as fait des suppositions en amont. Ce que tu as ressenti et comment tu aborderais ce moment maintenant, sans supposer.

Et peut-être que tu verras que la réalité était finalement bien différente de ce que ton cerveau avait imaginé.

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